Le changement dans l’entreprise, peur et résistance

Le Changement dans l’entreprise, peur et résistance

Ekman énonce les sept émotions de base ; la joie, la tristesse, la colère, le dégoût, la surprise, le mépris et la peur, confirmant la théorie de l’universalité de Darwin. L’émotion est la réaction à des stimuli affectifs, environnementaux ou psychologiques, expression observable.

 

Les situations que nous vivons sont perceptibles par notre conscience, parfois les faits semblent inapparents bien que ressentis. Nous réagissons aux événements en manifestant une attitude qui découle d’un trouble, d’une modification de notre état interne qui se révèle sur notre visage et qui imprime notre comportement. Notre émotion n’est que la représentation de nos schèmes, d’images d’une réalité personnelle qui fait émerger la personnalité.

L’entreprise, bien que physiquement et socialement sécurisée, est dans certaines circonstances l’expression de la peur, cette émotion qui se manifeste fortuitement. La peur agit insidieusement sur notre action. Parfois paralysante, provoquant de temps en temps la fuite, éveillant quelquefois le combat, la peur est protéiforme.

Le combat est un des attributs de la peur. Celui-ci s’apparente à une forme de résistance pour une défense de son territoire conquis. Quand l’individu dans l’entreprise se trouve esseulé, qu’il doit juguler les forces d’un changement qu’il estime inadapté, dévastateur et hostile pour lui, il réagit parfois avec hargne et véhémence pour s’opposer aux transformations de l’entreprise.

L’immobilisme et la fuite sont des réactions qui découlent également de la peur. Le premier fige le corps et l’esprit, la seconde mobilise nos ressources et en inhibe d’autres pour donner à l’échappée une chance réelle de se soustraire au danger perçu par l’individu. Toutefois, ces deux attitudes sont rarement exprimées dans l’entreprise contrairement à la résistance.

Les facteurs environnementaux de l’entreprise prévalent-ils sur l’inné de l’individu. Notre première intention qui sous-tendrait à prescrire un comportement de fuite ou d’immobilisme, se trouverait-t-elle déterminée dans le contexte si singulier du cadre professionnel dont la seule réponse serait le combat ?

Pour autant, comment supprimer cette résistance inhérente dans l’entreprise ? L’intelligence artificielle apporte une réponse sans équivoque et univoque, robots, humanoïdes sont des machines intemporelles, dépourvues de toute conscience, sans résistance, sans motivation œuvrant mécaniquement aux impératifs de l’entreprise.