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Le changement dans l’entreprise pour quelle humanité

Le changement dans l’entreprise pour une nouvelle humanité

Le changement préexiste à notre environnement professionnel. Qu’il soit déterministe ou volontaire, le changement n’est que la réponse adaptative darwinienne. Dans le continuum du changement dans l’entreprise, l’individu poursuit son cycle évolutif, confronté qu’il est, à l’impermanence de son environnement.

Le changement est une constante dans les entreprises. Sa rémanence produit des effets sur l’individu, qui selon son degré d’acceptation, le situe dans la systémique du changement, ou bien l’exclut et l’isole. L’économiste Joseph Schumpeter désignait notre modèle économique, comme un cycle perpétuel de destruction créatrice, où l’innovation est une production de richesse qui transforme notre environnement par substitution de l’obsolescence. La technologisation dans l’univers des salariés et des managers n’a ni limite ni horizon, et au-delà de son impact sur l’usage, le savoir-faire, la méthode, la norme, elle provoque l’effacement de l’empreinte identitaire, une dilution inexorable de l’individu dans la vacuité.

Rober Dilts illustre, par son modèle aux six niveaux logiques : environnement, comportement, capacités, croyances, identité et spiritualité, la nécessité d’un alignement permanent des 6 niveaux pour préserver un équilibre physico-psychique. L’irruption d’une nouvelle technologie n’est pas sans bouleversée l’environnement de l’individu contraint à la subordination d’un nouveau comportement (usage/comportement) et à l’acquisition d’une nouvelle expérience (capacité). De même, l’introduction du robot fracture la conscience sociale (croyance) dans l’entreprise, et rompt ce droit imprescriptible du salarié ou du manager à participer au progrès et au développement.

L’entreprise tend à établir un nouvel ordre social où l’intelligence collective sera composée d’une hybridation d’homme-machine. Le rôle de l’individu n’est plus de présider le devenir de l’entreprise, mais de coopérer avec des êtres virtuels cérébro-lésés pour lesquels le changement est une logique programmée qui n’émeut ni le corps ni la conscience.

Les scenarii les plus alarmistes, des cabinets d’études et de prospective stratégique, prédisent que 80% des emplois actuels dans le monde seraient automatisables, donc visés et destinés à un nouveau salariat obéissant aux seules fins d’une richesse à produire.

Les entreprises sont les pourvoyeurs de ces machines qui constitueront notre humanité de demain. Le peuplement par les machines des secteurs de l’économie imposera la cohabitation inéluctable entre la machine et l’être humain. Pour ITO TOSHIIHARU « Dans leur forme ultime, les robots ne seront ni les esclaves ni les adversaires de l’humanité, mais l’humanité elle-même, transfigurée. Les êtres humains ne seront pas supplantés par les robots, ils deviendront les robots.